François PRISER

 

    Reconnu comme une figure singulière de la scène artistique française, François Priser n’a cessé de montrer tout au long de ces quarante ans de carrière, son étonnante faculté de se réinventer, souvent à contre-courant des modes et des systèmes, au point de créer une oeuvre protéiforme qui lui est propre et qui échappe quelque peu aux paresseux critères d’évaluation et de classification toujours en usage, notamment en revendiquant depuis les années 80, une rupture définitive avec la distinction entre figuration et abstraction déjà entamée avec Sigmar Polke et Gerhard Richter qu’il eut l’occasion de rencontrer quand il était étudiant. Il a d’ailleurs en commun avec ce dernier, toutes proportions gardées, des rapports aussi particuliers avec l’image photographique, une passion plus ou moins mélancolique du paysage, le souci de la rigueur compositionnelle et plus largement un amour ambigu, complexe, mais profond pour la peinture.    

 

     Né en 1954 à Yvetôt en Haute-Normandie (“qui vaut Constantinople Sic“ Flaubert)  François Priser est peintre, mais aussi écrivain et scénographe.                

 

Son oeuvre, marquée par les notions de Temps et de Métamorphoses, est imprégnée de littérature et de philosophie, mais c’est sans ostentation, avec élégance, inventivité et même avec humour que le peintre convoque à sa table des opérations la tradition de l’histoire de la peinture, non avec didactisme, mais au contraire avec un souci permanent de renouvellement et de liberté. Au reste, aussi savantes que paraissent les intentions premières qui président à la création, Priser n’en revendique pas moins le caractère empirique de sa peinture, laquelle, de fait, témoigne d’un goût certain pour les matières vibratiles et denses, goût qu’il a gardé de ses premières expérimentations abstraites et qu’il a vraisemblablement cultivé à la fréquentation de nombreux peintres et amis espagnols.            

 

    Parallèlement il est l’auteur de nombreux articles ayant trait à l’art, la littérature et l’histoire. L’oeil Isocèle aux éditions de la Seine fut en 1981 sa première publication. Sa monographie récente s’intitule Par dessus toute chose, un livre d’Alin Avila aux Éditions Area. Il est également l’un des contributeurs de Lettres à Sade aux Éditions Thierry Marchaisse, et de Lettres à Flaubert chez le même éditeur.                

 

François PRISER

aux éditions area

Par dessus toute chose. 2014.

© 2019 Area   39 rue Volta, 75003, Paris

mercredi au samedi 14-19h

Accès libre

 

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